Le testament de Brigitte Bardot : à qui revient son héritage ?

Publié le 31 décembre 2025

Le décès de l'icône française soulève une question cruciale : que devient sa fortune ? Derrière les hommages, se dessine un plan de succession minutieux, reflet ultime de ses convictions les plus chères.

Ce dimanche 28 décembre 2025, la légende du cinéma s’est éteinte dans le calme de sa maison de Saint-Tropez. Alors que le monde entier rend hommage à sa carrière, une autre interrogation émerge : quel destin attend son immense patrimoine ? Rien n’a été laissé au hasard par Brigitte Bardot, qui avait scellé les détails de sa succession bien des années auparavant.

Un héritage au service des animaux

Dès la confirmation de son décès par la Fondation Brigitte Bardot, une évidence s’est imposée : la majeure partie de sa fortune était vouée à la protection animale, une cause qui a animé ses dernières décennies.

Bien avant de se retirer de la vie publique, dès les années 80, Brigitte Bardot avait opéré un changement de cap total. Elle a progressivement liquidé bijoux, objets de collection et souvenirs personnels pour alimenter financièrement son militantisme. Son testament s’inscrit dans la continuité de cette démarche, en orientant la part la plus importante possible de ses biens vers sa Fondation, créée pour venir en aide à ceux qu’elle nommait « les êtres sans voix ».

Parmi les possessions symboliques concernées, on trouve La Madrague. Cette propriété emblématique de Saint-Tropez, bien plus qu’une simple villa, va connaître une nouvelle vie. Dans le cadre de la succession, elle se transforme en un havre pour la faune, mais aussi en une source de revenus pérenne pour soutenir les activités de la Fondation. Un choix en parfaite adéquation avec la pensée de celle qui déclarait souvent : « J’ai offert ma jeunesse et ma beauté aux hommes, je lègue désormais ma sagesse et mon expérience aux animaux. »

La part réservée du fils unique

Si les volontés de Brigitte Bardot étaient sans équivoque, le cadre légal français impose certaines contraintes. Il est en effet impossible d’exclure complètement ses héritiers directs. La loi régissant les successions est stricte, et c’est ce qui garantit une part minimale à son unique enfant, Nicolas-Jacques Charrier, né de son mariage avec Jacques Charrier.

Malgré des relations parfois tendues et une certaine distance, le droit prime. Lorsqu’un parent ne laisse qu’un seul descendant, la réserve héréditaire s’élève à la moitié de la succession. Concrètement, Nicolas-Jacques Charrier hérite donc obligatoirement de 50% du patrimoine net, indépendamment des souhaits exprimés par sa mère. L’autre moitié, appelée quotité disponible, pouvait en revanche être léguée librement. C’est cette part que Brigitte Bardot a choisie de destiner dans son intégralité à sa Fondation.

Une optimisation fiscale au service de la cause

Cette transmission présente aussi un atout considérable sur le plan fiscal. Alors que son fils devra régler les droits de succession usuels sur sa part, la situation est radicalement différente pour la Fondation Brigitte Bardot. Étant reconnue d’utilité publique depuis 1992, elle est totalement exonérée de droits de succession sur les legs qu’elle reçoit.

Le résultat est sans appel : chaque centime transmis à la Fondation est intégralement reversé à la protection animale, sans qu’aucune ponction fiscale ne vienne en réduire le montant. Ce mécanisme permet de maximiser la portée de cet héritage hors norme et assure la continuité de l’engagement de Brigitte Bardot pour les décennies à venir.

Jusqu’à son dernier souffle, l’ancienne star aura transformé son existence — et même son départ — en un acte de militantisme pur.